Le bilan avant toute décision
Que cherche-t-on à corriger ?
La chirurgie réfractive vise à réduire la dépendance aux lunettes ou aux lentilles en cas de myopie, hypermétropie, astigmatisme ou presbytie. Aucun résultat ne peut être garanti à 100 % et une correction complémentaire peut rester utile.
Réfraction précise, stabilité de la correction et attentes visuelles.
Topographie et épaisseur cornéennes, surface oculaire, cristallin et rétine.
Technique, objectif visuel, compromis possibles et suivi nécessaire.
LASIK
Le LASIK crée un volet cornéen fin, le soulève puis utilise un laser excimer pour remodeler la cornée. La récupération visuelle est généralement rapide et l’inconfort souvent limité. La technique ne convient pas à toutes les cornées ni à toutes les surfaces oculaires.
À connaître : sécheresse, halos ou gêne nocturne peuvent survenir ; les complications du volet, l’infection ou l’ectasie cornéenne sont rares mais possibles.
PKR — photokératectomie réfractive
La PKR remodèle la surface de la cornée après retrait de l’épithélium, sans créer de volet. Une lentille pansement est souvent posée quelques jours. La récupération est plus lente que pour le LASIK et les premiers jours peuvent être douloureux.
À connaître : le choix entre PKR et LASIK dépend du bilan cornéen, de la correction et du mode de vie ; une cicatrisation opaque appelée haze reste une complication possible.
Implant phaque ICL
L’ICL est une lentille placée à l’intérieur de l’œil, le plus souvent derrière l’iris et devant le cristallin naturel. Cette option peut être discutée lorsque la correction est élevée ou lorsque le laser cornéen n’est pas adapté.
À connaître : il s’agit d’une chirurgie intraoculaire. Pression oculaire, cornée, cristallin et position de l’implant nécessitent un suivi régulier à long terme.
Échange du cristallin clair — RLE / PRELEX
Cette intervention remplace le cristallin naturel, encore transparent, par un implant calculé pour corriger la vision. Elle peut être discutée notamment pour certains patients presbytes ou présentant une forte amétropie. Le cristallin retiré ne peut pas être remis en place : la décision est irréversible.
À connaître : les risques sont ceux d’une chirurgie intraoculaire, notamment infection, œdème, résultat réfractif imparfait ou décollement de rétine. Les implants corrigeant plusieurs distances peuvent réduire le port de lunettes mais exposer à des halos et à une baisse de contraste.
Après une chirurgie réfractive
Une douleur importante, une rougeur inhabituelle ou une baisse de vision impose de contacter rapidement l’équipe chirurgicale. Les contrôles postopératoires restent indispensables, même si la vision paraît bonne.
Le cabinet réalise le bilan d’éligibilité, explique les différentes options et organise le parcours chirurgical ainsi que le suivi dans la structure adaptée.